mercredi, 19 mars 2008

Fouad Mourtada

******Fouad est libéré par une grâce royale, le soir du 18 Mars 2008********

***Fouad was released by a royal pardon, on the evening of March 18, 2008***


vendredi, 29 février 2008

Free Fouad, Libérez Fouad

d37a4abf60d3e31a09fe81c255a185a1.jpg

samedi, 23 février 2008

3 ans ferme pour usurpation de titre princier...

Lu dans Indymedia Paris, il y a quelques minutes.

"Maroc : Une première dans l’histoire d’Internet.

Et voilà. Le Maroc vient de rentrer dans l’histoire. Il n’est pas le premier pays africain à avoir organisé la coupe du monde de Football. Non. Il n’est pas non plus le premier pays arabe à accueillir une exposition universelle. Non : le Maroc peut se targuer d’être le premier et le seul pays au monde, à faire condamner une personne à de la prison ferme (trois ans) pour la création d’un profil sur Facebook.



Ce soir au tribunal d’instance de Casablanca, le juge chargé de l’affaire Fouad Mourtada était certainement au courant qu’il avait rendez-vous avec l’histoire. Ce n’est pas tous les jours qu’il lui ait donné, entre dossiers de violeurs, pédophiles (dernier fait en date au Maroc: condamnation à 2 ans pour viol d’un enfant de 4 ans) et escrocs en tout genre, de traiter d’une affaire relayée par la presse mondiale.

Le tapage médiatique international qui règne autour de l’affaire Mourtada, le juge en a certainement eu vent. Il dure depuis plus de quinze jours. Il a dû même avoir entendu parler de l’article sulfureux d’El Pais, qui a rapporté avec moult détails la manière dont le jeune homme a été kidnappé et les sévices et tortures que lui ont fait subir la police. On a dû lui rapporter que même le très lointain New Zealand Herald avait consacré un article à Fouad Mourtada et avait présenté à ces lecteurs le Maroc comme un pays très étrange. Certains membres de sa famille, les plus jeunes certainement, ont dû le prévenir que des chercheurs américains attendaient ce verdict pour s’y pencher d’un point de vue juridique et éthique. Que le livre Guiness dans sa rubrique traitant des condamnations les plus incroyables, allait dans sa prochaine édition consacrer un article touffu à cette affaire. Le juge savait tout ça.

Le juge savait aussi qu’il avait un dossier vide : aucune affaire d’escroquerie, aucun message envoyé à quiconque au nom du prince, ni partie civile, ni plaignant. Il savait que l’avocat de Fouad Mourtada allait lui fournir toutes les preuves relatives à Facebook. Il allait lui montrer les 493 profils de Georges Bush, les 127 profils du Prince Williams ou ceux du Prince Felipe d’Espagne. Il allait lui démontrer que lorsqu’il s’agit de célébrités ou de stars, il est entendu que la majorité écrasante des profils sur Facebook étaient le fait d’admirateurs, de fans ou de plaisantins. Il savait que l’avocat, Ali Ammar, allait lui parler du profil encore actif du Roi du Maroc lui-même (créé par une personne résidant manifestement en France). Le juge savait tout ça.

Il a pourtant condamné Fouad Mourtada à trois ans de prison ferme « pour donner un châtiment exemplaire en matière d’usurpation d’identité princière ». Les instructions étaient donc claires.

Fouad Mourtada, quant à lui, vient de se voir offrir le statut de martyr du net, potentiellement le plus connu au Monde. Ce même statut lui permettra de fuir le Maroc dès sa libération, comme beaucoup de jeunes marocains choqués par cette histoire, pour refaire sa vie dans un pays où les ingénieurs hautement qualifiés sont accueillis à bras ouverts, et où il ne risquera pas de se faire kidnapper et torturer par la police en allant à son travail."

Lien vers l'article de Tel Quel

Lien vers l'article de Wikipedia

 

samedi, 16 février 2008

Fouad Mourtada

Un ingénieur marocain de 26 ans, qui s'était fait passer sur le site Internet Facebook pour le prince Moulay Rachid, frère cadet du roi Mohammed VI, a comparu, vendredi 15 février, devant le tribunal de première instance de Casablanca.

Incarcéré depuis le 4 février pour avoir édité un faux profil du prince marocain, Fouad Mourtada est poursuivi pour "usurpation de fonction" et "falsification de documents informatiques". Son avocat a demandé à la cour de nommer un expert en informatique pour l'aider à bien juger cette affaire : "Il s'agit d'un problème de culture : c'est la première fois qu'un Marocain se fait passer pour quelqu'un de très important sur un site Internet, alors qu'en Europe et aux Etats-Unis, c'est déjà monnaie courante", a-t-il déclaré à la presse.

  Le jeune ingénieur bénéficie depuis une semaine d'un vaste mouvement de solidarité sur la Toile (casawaves, come4news, yabiladi.com, lemondedublog). De nombreux journaux, dont des titres marocains, ont également fait leur "une" ces derniers jours sur cette affaire. Le dernier en date, Le Reporter, prenant fait et cause pour Fouad Mourtada, a illustré sa couverture par une des fausses pages du roi du Maroc sur le site social en titrant : "Le roi lui-même est sur Facebook".

"Je n'ai jamais pensé qu'en créant le profil de SAR [Son Altesse royale] le prince Moulay Rachid je lui portais atteinte. (...) C'était juste une plaisanterie, une blague", explique le jeune homme sur un site créé pour le soutenir (Helpfouad). La cour devait s'exprimer vendredi sur la demande de liberté provisoire déposée par l'avocat de Fouad Mourtada. Le procès reprendra le 22 février.

Source: Le Monde.fr