mercredi, 12 décembre 2007
OUM KALTHOUM
Oum Kalsoum, Oum Kalthoum ou Umm Kulthum, etc., (en arabe أم كلثوم), de son vrai nom Fatima Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui, née le 4 mai 1904 (18 décembre 1898 selon d'autres sources) à Tmaïe El Zahayira (Égypte) et décédée le 3 février 1975 au Caire (Égypte), fut une chanteuse, musicienne et actrice égyptienne.
Très jeune, la petite fille montre des talents de chanteuse exceptionnels, au point qu’à 10 ans son père la fait entrer - déguisée en garçon - dans la petite troupe de cheikhs qu’il dirige. À 16 ans, elle est remarquée par un chanteur alors très célèbre, Cheikh Abou El Ala Mohamed, et par un joueur de luth, Zakaria Ahmed, tous deux l’invitant à les accompagner au Caire. Elle attendra d’avoir atteint l’âge de 16 ans pour répondre à l’invitation, et pour produire - toujours habillée en garçon - dans de petits théâtres, fuyant soigneusement toute mondanité ou vie de bohème.
Très vite, deux rencontres déterminent sa vie. Celle de Ahmed Rami tout d’abord, un poète qui lui écrira 137 chansons et l’initiera à la littérature française, qu’il a étudiée à la Sorbonne. Mohamed El Qasabji, ensuite - virtuose du luth, lui ouvre le Palais du théâtre arabe, l’occasion pour Oum Kalthoum de premiers grands succès (L’amoureux est trahi par ses yeux). En 1932, sa notoriété est telle qu’elle entame sa première tournée orientale : Damas, Bagdad, Beyrouth, Tripoli, etc. Cette célébrité lui permet également, en 1948, de rencontrer Gamal Abdel Nasser, qui ne cache rien de son admiration et qui officialise en quelque sorte l’amour de l’Égypte pour la chanteuse, amour réciproque puisque Oum Kalsoum donnera de nombreuses preuves de son patriotisme.
Parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle s’essaie au cinéma (Weddad, 1936 ; Le chant de l’espoir, 1937 ; Dananir, 1940 ; Aïda, 1942 ; Sallama, 1945 et Fatma, 1947) mais délaisse assez vite le septième art, le face-à-face émotif avec le public lui faisant cruellement défaut. En 1953, elle épouse un homme qu’elle respecte et admire, son médecin depuis de nombreuses années, Hassen El Hafnaoui, en prenant soin d’inclure tout de même la clause du pouvoir à la dame qui lui permettrait de prendre elle-même la décision du divorce le cas échéant.
Multipliant les concerts internationaux, elle vient en France à l’Olympia (Paris) en Novembre 1967 ; et le président Charles de Gaulle lui envoie un télégramme de félicitations, mais celle que l’on surnomme El Sett (la dame) commence à souffrir de graves crises néphritiques.
De sa voix puissante et claire (on raconte que Maria Callas aurait dit que Oum Kalsoum, avait une voix incomparable - 14000 vibrations / seconde), Oum Kalsoum chante la religion, l’amour et la nation égyptienne. Amie du président Jamal Abdel Nasser, elle constitue avec l’homme politique l’un des symboles les plus forts de l’unité nationale égyptienne. Peu après la guerre de 1967 avec Israël, une série de concerts nationaux et internationaux dont elle reverse les bénéfices au gouvernement égyptien.
La diva reste également dans les coeurs comme la " Cantatrice du peuple ", s’investissant dans des oeuvres de charité et distribuant son argent aux pauvres. L’une de ses biographies note qu’elle aurait aidé plus de 200 familles de paysans au cours de sa vie. Revendiquant d’ailleurs ses origines paysannes, la chanteuse a toujours vécu sans ostentation, souhaitant rester au plus proche de la vie de ses compatriotes.
En 1972, elle donne son dernier concert au Palais du Nil et les examens qu’elle pratiqua à Londres montrent qu’elle est inopérable. Aux États-Unis d’Amérique, où son mari la conduit, elle bénéficie un temps des avancées pharmaceutiques mais en 1975, rentrée au pays, une crise très importante la contraint à l’hospitalisation. La population de son petit village natal du delta psalmodie toute la journée le Coran. Oum Kalsoum s’éteint à l’hôpital le 3 février 1975 à l’aube. Ses funérailles furent grandioses : plus de 5 millions de personnes l’ont accompagnée vers sa dernière demeure, auprès de ses parents et de son frère, au Caire.
Aujourd’hui, plus de 300 000 cassettes de la chanteuse se vendent annuellement dans son pays natal. La voix du " Rossignol d’Egypte " hante encore les cafés populaires du Caire, s’échappe des taxis, semble courir dans la brise alexandrine. Car comme le disent si bien les Egyptiens, il y a deux choses qui ne changeront jamais en Egypte : les pyramides et la voix d’Oum Kalsoum source: Wikipedia
SOS: Si l'un de vous qui passez sur ce blog, savez comment intégrer un lecteur MP3 dans un post sur blogspirit, je serais très heureux d'apprendre! En attendant allez sur cette page
En descendant sur la colonne gauche de ce blog SUR LE LECTEUR COMPTEUR CC choisissez ALF LEILA c'est une chanson longue de la diva. Pas un pays arabe ne diffuse au moins une fois par jour une de ses chansons. Des millions de fidèles à travers le monde continuent à fredonner, EL ATLAL, FAKAROUNY, FAT EL MIYAD, LESSAH FAKER, AROUH LEEMEEN, ROBAYAT EL KHAYAM... et j'en fais partie!
J'ai gravé un DVD-MP3 qui dure 72 heures avec l'essentiel de son oeuvre, plus de 200 cassettes à la maison, des chansons anciennes des années 20 (anthologie de la musique arabe) et des dizaines de CD dans les lecteurs de la maison et ceux de la voiture.
Un amoureux, quoi!
15:10 Publié dans Music | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Oum Kalsoum, Oum Kalthoum, Umm Kulthum
dimanche, 11 novembre 2007
Pink Martini
Un nouveau cocktail à la mode,des cousins de Pink Floyd,le nouveau compagnon de Barbie,une sous-famille des flamands roses?
Pink Martini est un groupe américain de douze musiciens de Portland (Oregon) caractérisé par un style musical mêlant influences rétro, jazz, latino, lounge, classique, ainsi que par des textes chantés en anglais, espagnol, français, italien, portugais, et même en japonais ainsi qu'en grec moderne.
Je rajouterais l'arabe à l'intro de Wikipedia. Ainsi, j'ai beaucoup aimé
une reprise d'une ancienne chanson d'Abdel Halim Hafez, "Boukra ou Baadou" (demain et le jour d'après). Merci Farid pour l'info et Karine la Marrakchie pour m'avoir fait connaitre le groupe, il n'y a pas si longtemps.
11:20 Publié dans Music | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Abdel Halim Hafez, Bukra wBa'dou, Boukra ou Baadou, pink martini
mardi, 06 février 2007
CHEIKH IMAM
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Imam Mohammed Ahmed Issa (إمام محمد أحمد عيسى) né le 2 juillet 1918 dans le village Aboul namres (Gizeh) et mort en juin 1995 etait un compositeur égyptien. Il est né dans une famille pauvre et est le premier garçon à survivre aprés la mort de 7 de ses frères avant lui . Il a un frère et une sœur plus petits que lui. A l'age de 1 an ,il devient aveugle suite à une ophtalmie mal soignée . En 1962 il rencontra Ahmed Fouad Najm avec lequel il devient ami et travailla avec lui jusqu'à sa mort. Aprés la Nakba en 1967 ,il commença à écrire des chants révolutionnaires et à critiquer les responsables de la défaite ce qui lui a coûté la prison et ne fut relaché qu'aprés l'assassinat de Anwar Sadat en 1981 . Dans les années 80 , il est invité par le ministère de la culture français pour donner des concerts en France . il effectua également des tournées en Europe. (SOURCE WIKIPEDIA)
| Cheikh Imam a perdu la vue dès la petite enfance. Son art, inspiré à ses débuts des psalmodies du Coran, est à la fois mystique et révolutionnaire. En compagnie d'Ahmad Fouad Negm qui lui compose des textes, il est devenu en Egypte et dans le monde arabe, le "symbole d'un art rebelle à toute forme de récupération". Les deux artistes ont participé à toutes les manifestations sociales et estudiantines en Egypte, et ont payé leurs engagements d'innombrables peines de prison. L'histoire de Cheikh Imam est, en elle-même, dramatique ; mais sa musique est plus forte encore que son destin. Ce "Che Guevara soufi" chante "des choix politiques ou des oeuvres, mais pas des noms". Ses interviews sont d'une profondeur rare. Le souvenir des persécutions dont il a fait l'objet, le récit de tel épisode particulièrement épique de sa lutte, se traduit souvent dans des chansons ou se mêlent satire, ironie sur la dictature corrompue et espoirs de démocratie, dans des lendemains meilleurs pour tout un peuple dont il est, à sa manière, le porte-parole. source: http://www.firstcask.com/artists/imam/cheikh_imam.htm |
http://www.e-mouaten.com/Les-Podcasts-de-la-resistance-Ch... AVEC DES EXTRAITS DE CHANSONS
Enfin une mine d'inspiration inépuisable, un amoureux passionné de la musique classique arabe et un joueur de luth, à ses heures: abdeloihidd@aol.com,qui se fera un plaisir de vous envoyer des liens vers les sites qu'il a su dénicher...Merci à toi Abdel mon ami.
08:35 Publié dans Music | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 05 février 2007
“La France est un pays de plus en plus féminin”
INTERVIEW DE RACHID TAHA
http://www.telerama.fr/musique/M0701291211132.html
Sa déception face aux années Mitterrand, ses colères – injustices de l’immigration, soumission des femmes… Rencontre avec un chanteur au verbe mûri et incisif.
Adoubé par les plus grands musiciens anglo-saxons – Brian Eno, David Byrne – artiste jusqu’au bout du cœur, l’homme a des fulgurances, des extravagances que beaucoup admirent et redoutent tout ensemble.
A l’étranger, en Angleterre notamment, vous êtes une star, en France un peu moins. Pourquoi ?
Les Arabes continuent de faire peur. Les Noirs, eux, ont plutôt de la chance : ils ont l’image d’athlètes rigolos, bons danseurs, grands baiseurs, ils ont même des héros dans les séries américaines… Ici, beaucoup de Français n’ont toujours pas digéré la guerre d’Algérie. L’Arabe inquiète. On ne peut pas se fier à ce fourbe, potentiel terroriste, fils de fellagha qui peut vous égorger pour rien…
Vous n’exagérez pas un peu ?
Nous vivons de plus en plus dans des ghettos communautaristes. Je viens de faire un concert à Lille à l’initiative du KO Social, le mouvement festif et contestataire lancé par les Têtes Raides en 2004. Eh bien, dans la salle, il n’y avait ni beurs ni blacks, rien que des gentils petits-bourgeois blancs. J’avais l’impression qu’avec Jean-Louis Aubert et les autres nous étions des vétérans du combat militant, aussi ringards que les vieux yé-yé en tournée qui enchantent actuellement la France. Pire : après le concert, j’ai voulu amener une spectatrice saluer les autres artistes et le videur ne m’a même pas laissé entrer. Il a fallu qu’Aubert vienne me chercher. J’en ai pleuré. En ce moment, je vis mal ce genre de situations. Même si elles sont pires pour les jeunes beurs anonymes. La situation s’aggrave.
Pourquoi ?
Parce que les gens deviennent analphabètes ! Et quand on est dans l’ignorance, on se ferme, on devient méchant, raciste… L’autre jour, j’entendais Guy Bedos déclarer chez Ardisson à la télé qu’il ne pouvait supporter le président iranien, « cet Arabe ». Il a fallu qu’Ardisson lui explique qu’Amadinejad était perse, et que ça n’avait rien à voir. « Tous les mêmes ! » a pourtant ricané Bedos… C’est ça, la gauche éclairée ? Quand j’entends Ségolène Royal et Sarkozy, j’ai l’impression d’une famille de ventriloques. Ils disent la même chose. Au moins, nous devons à Sarkozy la fin de la double peine, et je pense qu’il accordera le droit de vote aux immigrés, comme il l’a évoqué… Je suis de gauche. Mais il faut bien reconnaître que la gauche est en partie responsable de ce qui se passe. La génération des 25 ans qui ne trouve ni boulot ni logement dès qu’elle mentionne un nom aux consonances maghrébines, ces jeunes beurs diplômés qu’on embauche davantage à Londres ou à Dubai qu’à Paris, ils ont grandi sous Mitterrand ! Il n’y a pas seulement un problème de cités ; il y a le problème de toute cette jeunesse de France qu’aucun gouvernement n’est parvenu à intégrer, et qui désespère. Prenez la fameuse Marche des beurs, de Marseille à Paris, dont je m’étais pas mal occupé en 1983, du temps de mon groupe Carte de Séjour. Elle a été très tôt récupérée par les têtes pensantes de SOS Racisme et de Touche pas à mon pote. Rien que ce slogan ! Moi, justement, je voulais qu’on y touche aux potes, qu’on les serre dans nos bras.
Diwân 2 est un disque militant ?
C’est une sorte de cours d’histoire à l’usage des immigrés de la troisième génération… et de tous les Français. J’ai réalisé un jour combien mon propre fils connaissait mal son héritage culturel. Alors j’ai voulu lui constituer une sorte d’encyclopédie musicale qui rende hommage aux plus belles voix orientales. On ne peut s’ouvrir à l’autre qu’en ayant une conscience forte et épanouie de son identité. Je ne me sens pas victime, j’ai même horreur des martyrs, de ceux qui se complaisent dans la plainte. Une victime, c’est un cadavre. Or il faut avancer. Et avant de dénoncer le racisme, on a nous-mêmes, les Arabes, beaucoup à balayer devant notre porte.
C’est-à-dire ?
Et notre racisme envers les femmes ? La soumission à laquelle la famille et un islam mal compris les contraignent, l’obligation du voile ! Tant que les femmes restent asservies, la démocratie ne peut exister. Prenez les mariages arrangés, qui demeurent la règle chez nous. Quand il n’y a pas d’amour au départ, quand le géniteur est trop souvent un violeur, les mères ne peuvent se réfugier que dans leur foi et tombent amoureuses du premier homme doux avec elle : leur fils aîné ! Du coup, elles surinvestissent sur lui, mettent leurs filles éventuelles au service du grand-frère, en font un macho. Et parfois même un intégriste tant leurs relations sont sublimées : pour le fils, la mère si dévouée, si pieuse est devenue une sainte, dont il se rêve le prophète.
Vous êtes un « premier » fils ?
Non, le deuxième. Mais l’aîné est mort enfant. De toute façon ma mère m’a eu à 15 ans et je ne l’ai jamais appelée « maman », mais Aïcha. Ça m’a aidé à trouver très jeune « un meilleur couscous que celui de ma mère », comme on dit chez nous… D’autant que j’ai toujours adoré les femmes. A 10 ans, j’en paraissais 8, et Aïcha m’amenait avec elle au hammam ; les femmes y chantaient des chansons coquines, ma mère aussi… J’ai grandi au milieu d’elles – ma voisine, ma cousine… – dans un mélange absolu de bonheur et de souffrance. Souffrance parce qu’il n’y avait, hélas, aucune mixité : les femmes de là-bas restent entre elles, à la tâche. Les hommes sont ailleurs. Les pères absents.
LA SUITE... http://www.telerama.fr/musique/M0701291211132.html
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vendredi, 06 mai 2005
Oum Kalthoum
Tu es partie en 1975 et pourtant tu es encore parmi nous...
J'aime ta musique, ta voix et grace au MP3, je peut t'écouter des heures durant.
tu es éternelle, tu berces nos soirées autour du thé à la menthe. Je peux vaquer à mes occupations et tu es la musique de fond de la maison. En voiture c'est toi qui me fait oublier que la route est longue pour aller au pays.
Et pourtant je ne comprends pas l'arabe.

Bien sûr on m'explique tes poèmes de Riad Soumbati ou de Omar Khayyam, bien sûr on me dit leur beauté, la force des mots...
Mais moi c'est ta voix que j'aime, avec ou sans dictionnaire.
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