La gauche fait front commun contre Sarkozy. Dominique Voynet, Marie George Buffet, Arlette Laguiller (une grand première), Olivier Besancenot et José Bové appellent à voter Royal et faire barrage au candidat de la peur, Nicolas Sarkozy. Je souhaite que cet appel soit entendu même si cette réserve de voix ne permettrait peut être pas de gagner au second tour.

Ce soir, Nicolas Sarkozy nous a fait son show et a parlé de dignité et de fraternité. Quel culot ! S’il pouvait nous épargner sa « fraternité » ça serait encore mieux. Ma conviction, et c’est sincère, est que Jean Marie Le Pen est présent au second tour via son « clone light » Nicolas Sarkozy.

L’ex-ministre de l’intérieur a, durant cinq ans, fait de l’immigration et des immigrés un bouc émissaire de tous les maux de la France. Nicolas Sarkozy a manifesté énormément de mépris envers les banlieues françaises et les jeunes issus de l’immigration essayant de les opposer au reste de la France. Nicolas Sarkozy s’est toujours exprimé violemment et haineusement avec des propos indignes d’un ministre républicain : Karcher, racaille, voyous etc… La politique sécuritaire du candidat de l’UMP, inefficace par ailleurs, a rallumé le feu et causer des émeutes, la mort de deux gamins à Clichy-sous-bois, a fait multiplier les contrôles aux faciès, les bavures, les expulsions, les interpellations des parents devant les établissements scolaires. Nicolas Sarkozy a des relents xénophobes : ses déclarations, répétées à satiété, à propos de la polygamie et l’excision généralisées à tous les musulmans de France, ses insinuations nauséabondes sur les moutons égorgés dans les baignoires et ses slogans détestables, empruntés à Le Pen, style « tu aimes la France ou tu la quittes ». Son inquiétante proposition de « ministère de l’immigration et l’identité nationale » qui rappelle une page sombre de l’histoire de la France. Obsédé de pouvoir et autoritaire, il ne maîtrise ni ses nerfs, ni ses paroles, il divise et inquiète. Je veux enfin dire combien ses déclarations à propos des explications génétiques du comportement humain me font frissonner de dégoût.

J’aimerais, j’aimerais vraiment, croyez-le, ne pas s’acharner sur l’homme mais je ne peux pas. Je souhaite pour la France, que ce candidat de la peur ne soit pas porté au pouvoir et j’appelle de mes vœux une victoire de Ségolène Royal."