vendredi, 30 janvier 2009

30 years ago

J'ai rencontré Joel, il y a une semaine dans un café du Mans. Ouais, c'est un ancien collègue de boulot qui a retrouvé ma trace sur "copain d'avant". Sur un précédent post je m'interrogeais sur l'intérêt de renouer 30 ans après avec un homme  perdu de vue depuis lors et avec qui, passé les banalités d'usage, croyais-je, le silence mortifère s'installerai, troublé par les rires des autres consommateurs.

Quand je suis arrivé au café du jet d'eau, j'ai cherché un brun avec des cheveux raides et un visage d'ados, un jean moulant, peut-être des santiags et surtout au volant d'une Renault 5 Alpine, jantes large of course et becquet.

Que nenni, j'ai trouvé, comme il fallait s'y attendre, un pré-cinquantenaire comme moi, la brioche en moins, enfin pour lui! Costume chic mais sans extravagances en je ne sais plus quelle matière, la cravate peut-être dans la poche droite, le pardessus qui va avec, le front légèrement dégarni par le temps, les soucis, la lecture de romans historiques sans images ou bien les trois. Il était chaussé de mocassins noir, d'un cuir qui en dit long sur la sobriété du porteur; d'ailleurs il n'a pas accepté de boire une seconde bière à la santé du bon vieux temps. Aucun signe d'exentricité particulière, ni dans la tenue donc, encore moins dans le discours. Il a endossé le costume de la vie d'adulte et ça je ne le réalise qu'après nos retrouvailles.

Merde, me suis-je dis! Où est le mec que j'ai cotoyé pendant plus de deux ans,aimant bien boire un petit coup après le déjeuner, ne refusant pas un pétard à l'occasion, aimant faire des blagues, genre crier "Room service" un matin alors que nous passions le week-end à Londres, et moi le con sautant du lit en slip et criant "yes, yes, I'm coming", pour découvrir un Joel hilare de m'avoir piégé!

Puis après échange de plusieurs mèls, j'ai découvert un type maniant notre belle langue française avec aisance, cultivé, bref un autre personnage mais tout aussi intéressant que l'ancien, seulement différent de l'image que j'avais gardé de lui. Il a fondé une famille, a deux enfants qui ont où sont en voie de réussir, s'est installé dans la vie et envisage même de faire l'acquisition d'une résidence secondaire dans les Côtes d'Armor.

C'est comme si je viens de faire la connaissance d'un ancien ami. Je ne connais de lui qu'un flash de deux ans, il y a trente ans. Mais je sens un potentiel d'échange positif pour tous les deux. A suivre donc... Et merci pour la photo, en fait où est le jeune type insouciant que j'étais?

Inès ma fille m'a dit, oh, qu'est ce que tu était beau à l'époque, ah les jeunes sont blessant parfois, non je plaisante!

Sammy mon aîné à vu des gilets de ce genre récemment chez H&M.

What about you, Joël?

Dominique Tessier à Londres en 79 ou 80 1.jpg

Commentaires

C’est avec surprise suivie d’une certaine anxiété que je découvre ce post sur lequel Dominique fait part de son ressenti suite à notre rencontre .

Au fil de la lecture l’anxiété fait place à un certain plaisir , voir une joie aux souvenirs évoqués, notamment celui de Londres. (Muriel , mon épouse a éclaté de rire)

Je remarque au passage l’aisance de l’écriture .

Quant à moi cette rencontre tant attendue (eh oui, cela fait des années que j’interroge trombi.com , copainsd’avant .fr et j’en passe… dans l’espoir de retrouver un vieux copain) fut telle que je l’attendais .
J’ai tout de suite reconnu le pote d’antan . même allure, pas de calvitie naissante ni lunettes (donc ça aide) ; quelques kilos en plus et une mèche qui se distingue par sa blancheur.
Le timbre de voix plus rauque mais reconnaissable .

Nous nous sommes racontés nos vies dans les grandes largeurs et j’ai mesuré là la différence entre nous ; moi marié depuis 1981, même employeur depuis 31 ans, deux déménagements depuis notre dernière rencontre, entre Le Mans les sablons et Neuville sur sarthe (15 km) ;
lui une vie de baroudeur , parcours complètement atypique, moultes employeurs au travers de différents pays (moi qui le pensais ancré chez les rosebifs !)
Lui très à l’aise, bavard ! Moi plutôt du style introverti , réservé ! des différences donc, mais le feeling est bien là , j’espère que nous nous reverrons.

Ecrit par : Joël | samedi, 31 janvier 2009

Anxiété,anxiété, tout de suite les grands mots! C'était pas un test de dépistage du sida, notre rencontre quand même;-).

Halima et moi avons passé la soirée d'hier chez un couple au parcours atypique, Marcos vient de Barcelone et Céline du Mans et ils se sont rencontrés à Londres. A un moment de la soirée la discussion est venue sur les sédentaires et les baroudeurs et vois-tu Joël, j'ai défendu la thèse selon laquelle point n'est besoin de voyager pour être ouvert sur les autres. Céline à cité l'exemple de son oncle qui vit dans un bled de Mayenne et qu'elle à réussi il y quelques années à faire venir à Londres. Le bougre n'avait jamais pris l'avion mais il était beacoup plus informé qu'elle sur les musées de la capitale britannique ou l'art du 5 o'clock tea.

Comme quoi pas de complexes à avoir, tu joues sûrement mieux au échecs que moi par exemple.

Au passage je te remercie de ne pas m'avoir surnommé Gremlins en référence à ma mêche blanche...

N'en déplaise à ton âge avancé le jeunot que je suis resté(je n'aurais mes 49 ans que dans 10 mois) porte aussi des lunettes sinon tu serais incapable de lire ce texte!

Pour ce qui est de ton complexe de stabilité: je suis marié avec la même femme depuis 1987, j'ai pas encore vendue mes enfants sur Ebay, j'ai bossé pendant 15 ans au Collège St Julien comme Gérant de restaurant et je rénove la même maison depuis 1995.

Par contre j'ai fui l'Angleterre en 1983, car je ne voulais pas épouser l'infirmière avec laquelle je vivais depuis 2 ans, je ne me sentais pas prêt à assumer les lourdes responsabilités du mariage à 23 ans, tu vois tu était seulement un peu précoce!

Oui, Joël j'aurais plaisir à te revoir et éventuellement finir de te déculpabiliser.

Ecrit par : dominique | samedi, 31 janvier 2009

Justement notre discussion me rappelle qu'il faudra que je finalise mon projet de récupérer les trimestres où j'ai bossé en Angleterre pour ma retraite.

Tu sais quoi, depuis plus de 10 ans je ne peux donner mon sang à cause des hamburgers ingurgités chez les rosbifs. L'institut Français du Sang ne veut plus du mien à cause de l'encéphalite spongiforme bovine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Enc%C3%A9phalopathie_spongiforme_bovine

Ecrit par : dominique | dimanche, 01 février 2009

http://www.dondusang.com/condition.htm
Il existe des comportements ou des situations à risque incompatibles avec le Don de sang : . Le séjour cumulé d'au moins 1 an en Angleterre entre 1980 et 1996.

Ecrit par : dominique | dimanche, 01 février 2009

un bonjour d'égypte !et un peu de soleil en attendant de prendre un thé en haut de la tour du caire !
la retraite y a que ça de vrai !ne plus travailler ,pour gagner moins ,mais il y a d'autres bonheur !!

Ecrit par : josiane | dimanche, 01 février 2009

C'est assez incroyable , tu fais une démarche responsable de bon citoyen et tu te vois gentiment invité à passer ton chemin ! mince, ça donne pas envie de donner son sang .
Eh oui , c'est un truc que je n'ai jamais fait (po bien) , j'y ai souvent pensé mais une certaine appréhension sans doute ! et c'est pas avec ce que tu m'apprends que cela va m'encourager.

Un bonjour au passage à Josiane ; lors de notre séjour en Égypte en 05/2006 la tour du Caire n'était pas accessible ; c'est bien dommage car le coup d'oeil à l'air sympa.

Bonne journée

Ecrit par : Joël | dimanche, 01 février 2009

merci pour ton commentaire !je te repond par mail

Ecrit par : josiane | dimanche, 01 février 2009

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