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samedi, 23 février 2008
3 ans ferme pour usurpation de titre princier...
Lu dans Indymedia Paris, il y a quelques minutes.
"Maroc : Une première dans l’histoire d’Internet.
Et voilà. Le Maroc vient de rentrer dans l’histoire. Il n’est pas le premier pays africain à avoir organisé la coupe du monde de Football. Non. Il n’est pas non plus le premier pays arabe à accueillir une exposition universelle. Non : le Maroc peut se targuer d’être le premier et le seul pays au monde, à faire condamner une personne à de la prison ferme (trois ans) pour la création d’un profil sur Facebook.
Ce soir au tribunal d’instance de Casablanca, le juge chargé de l’affaire Fouad Mourtada était certainement au courant qu’il avait rendez-vous avec l’histoire. Ce n’est pas tous les jours qu’il lui ait donné, entre dossiers de violeurs, pédophiles (dernier fait en date au Maroc: condamnation à 2 ans pour viol d’un enfant de 4 ans) et escrocs en tout genre, de traiter d’une affaire relayée par la presse mondiale.
Le tapage médiatique international qui règne autour de l’affaire Mourtada, le juge en a certainement eu vent. Il dure depuis plus de quinze jours. Il a dû même avoir entendu parler de l’article sulfureux d’El Pais, qui a rapporté avec moult détails la manière dont le jeune homme a été kidnappé et les sévices et tortures que lui ont fait subir la police. On a dû lui rapporter que même le très lointain New Zealand Herald avait consacré un article à Fouad Mourtada et avait présenté à ces lecteurs le Maroc comme un pays très étrange. Certains membres de sa famille, les plus jeunes certainement, ont dû le prévenir que des chercheurs américains attendaient ce verdict pour s’y pencher d’un point de vue juridique et éthique. Que le livre Guiness dans sa rubrique traitant des condamnations les plus incroyables, allait dans sa prochaine édition consacrer un article touffu à cette affaire. Le juge savait tout ça.
Le juge savait aussi qu’il avait un dossier vide : aucune affaire d’escroquerie, aucun message envoyé à quiconque au nom du prince, ni partie civile, ni plaignant. Il savait que l’avocat de Fouad Mourtada allait lui fournir toutes les preuves relatives à Facebook. Il allait lui montrer les 493 profils de Georges Bush, les 127 profils du Prince Williams ou ceux du Prince Felipe d’Espagne. Il allait lui démontrer que lorsqu’il s’agit de célébrités ou de stars, il est entendu que la majorité écrasante des profils sur Facebook étaient le fait d’admirateurs, de fans ou de plaisantins. Il savait que l’avocat, Ali Ammar, allait lui parler du profil encore actif du Roi du Maroc lui-même (créé par une personne résidant manifestement en France). Le juge savait tout ça.
Il a pourtant condamné Fouad Mourtada à trois ans de prison ferme « pour donner un châtiment exemplaire en matière d’usurpation d’identité princière ». Les instructions étaient donc claires.
Fouad Mourtada, quant à lui, vient de se voir offrir le statut de martyr du net, potentiellement le plus connu au Monde. Ce même statut lui permettra de fuir le Maroc dès sa libération, comme beaucoup de jeunes marocains choqués par cette histoire, pour refaire sa vie dans un pays où les ingénieurs hautement qualifiés sont accueillis à bras ouverts, et où il ne risquera pas de se faire kidnapper et torturer par la police en allant à son travail."
Lien vers l'article de Tel Quel
Lien vers l'article de Wikipedia
23:25 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Maroc, Facebook, Fouad Mourtada
Commentaires
APPEL A LA CLÉMENCE DU PRINCE ENVERS LA MÉPRISE DU JEUNE MOURTADA
SOLLICITATION A SAR LE PRINCE MOULAY RACHID
POUR EN FINIR AVEC CETTE FACHEUSE ERREUR DE MOURTADA !
Dans ce procès, présenté comme burlesque, il n’a y pas assez de contenance ni de convictions matérielles sur les intentions. On ne perçoit pas d’abus de confiance ni de manipulation, ni escroquerie, matérielle de la part de l’histrion, sachant que la personne physique de l’illustre Prince est trop connue dans le monde, pour servir d’acte de piraterie élémentaire ni de haut fait de falsification.
Dans cette affairette, qui fait boulede neige au sahel, rien de pénalement préjudiciable, que du ludique innocent, que du virtuel, inexploitable pécuniairement, rien de palpable en dehors, bien entendu, du respect indu au Prince, qui ne semble pas avoir été affecté ! On pourrait même croire, que jeune lui-même, My Rachid se soit amusé, tant de l’acte « perpétré », que des dimensions surréelles qui lui ont été réservées. On en vient à réfléchir sur une administration ombrageuse, sujette à des réformes ! Parfois tatillonne, marquée par des retards inopportuns ou intéressés, sinon victime d’empressements ou de déférences, qu’on ne lui demande pas, mais qui lui portent préjudice !
Donc, aucune raison pour mériter d’humilier le Maroc ni la Justice marocaine, par cette invasion médiatique hystérique sur le Web et les essaims des médias qui se sont faits des premières pages vendeuses, sur son dos ! Certains sont là pour faire dans le sensationnel et l’ingérence, les scoops exotiques, patauger de leurs caméras dans les alcôves et leurs plumes dans les secrets du royaume…Ou remuer dans ses affaires, qu’ils espèrent devenir de sales affaires !
Le journalisme doctrinaire, devient promoteur, faiseur d’événements et d’opinions. Des faits ou des intentions, des mots, qu’il catabolise et exprime pour sa propre existence. Créer l’événement, le produire, le médiatiser pour le vendre. Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, passe sur la première ! Et c'est là le délit, dans l'exagération et non dans le fait et le corps du délit .
Il faut arrêter le délire médiatique et la foire du Net. Nos valeurs démocratiques et notre contenance politique, se perdent devant tant d’ingérences, pour un fétu de paille ! Une plaisanterie, sans plus ! Vaine, venue d’un illustre inconnu. De Fouad Mourtada, un jeune roturier, n'en faisons pas un champion médiatique ! Ni un martyr de l'ignorance, des excès, des dérives ou des dépassements des fonctionnaires.
On donne l’impression d’avoir donné une occasion rêvée aux détracteurs du pays et de sa gouvernance, pour prendre leurs plumes et nous harceler, par ONG interposées. Nos opposants, radieux ne profèrent pas que des gentillesses, tant que la démesure est aux antipodes, opposant le faible, l’ignare au Prince, l’aisance, la hauteur et le savoir !
Dans cet imbroglio, parti de rien, tout semble porté à la perfection maniaque et fait à la loupe ! Or cette méthodologie, inquisitrice, ignorante des jeux du Web, a tendance à faire grossir les choses et à amplifier les détails. Pourtant, malgré la force du bon droit de chacun et le droit à la loi, même quand il s’agit du Prince, on semble avoir agi, paradoxalement. Au lieu de servir le Prince on le dessert. Pernicieusement, on fait une caricature de la justice, bonne pour écrire un fabliau ! Pendant que des affaires vitales nous attendent, nous guettent et que des actes odieux allaient être commis dans le pays !
Carrément, on tombe dans le panneau. On est en train de verser dans le sens espéré des nihilistes et des détracteurs de la politique générale du royaume. Bien, gauchement, à en croire les sympathies exprimées ça et là, et le tollé soulevé par les signataires, souvent anonymes, des pétitions bloggeuses qui fleurissent sur le NET . La perversité était attendue au virage. La finalité n’est pas le bonhomme en soi. Le but qui se devine chez ce panel d’objecteurs est d’apostropher le Maroc, d’humilier ses régisseurs, petits et grands, et, de réprimander ses sécuritaires, ses Gouvernants et sa Justice. Et c’est justement ce qu’l nous faut freiner et éviter !
Avec certains, médias qui veulent se faire un nom existentiel, une clientèle et une place dans la société, se sont hâtés toutes sortes d’énergies, tous les curieux, comme autant de badauds dans un souk ! Ils se sont épaulés, grégarisés, surmultipliés. Tous, sont en train d’hypertrophier et de caricaturer, une plaisanterie d’ado, un ersatz de canular, qui ne touche en rien, ni à la respectabilité du Prince, ni à la forme de sacralité qu’on doit lui prêter.
Les factionnaires (police, justice) mobilisés à juste titre, avec leur zèle, coutumier ou excessif, compréhensible à l’occasion, sont pris de vertige, dans un tourbillon qui peut devenir kafkaïen. La crainte est dans la main lourde qui pourrait s’abattre sur le détenu. Par l’effet d’une justice, flatteuse et compliante, qui intimidée par la personne du Prince, ferait dans le placebo et la complaisance. Plus que ne demandait la simple enquête ! Les juges sont capables de se laisser emporter, pour l’exemple le plus dissuasif, le plus excessif, au lieu de faire court et de libérer…ce gosse !
Libérons dès lors, le détenu ! D’abord par affection pour le jeune ingénieur, son ambition de plébéien, ses mérites d’ingénieur, puis, pour le manque de tangibilité de son cas, qui n’est en rien un outrage au Prince, ni une exploitation commerciale de son image. Ensuite, parce que des célébrités nombreuses sont utilisées, inopinément comme icônes dans les forums. Comme on voit le pape, les anges figurer sur certains logos ! Pourquoi pas Mohamed V et Hassan II pour leurs fans ?
C'est un autre monde , l'Internet , qui doit avoir son éthique et sa rigueur , mais aussi son tact et sa mesure , en matière sanction, s'il y a notion établie de respect ! Ceci, afin de ne pas brider les jeux et la jeunesse, et clamper l'ouverture médiatique de notre pays !
Au Prince, rendons grâce à sa sérénité ! A Fouad, nous espérons que SAR lui réserve un grand pardon, urgent, intelligent ! Une excuse digne et chevaleresque, est sollicitée et souhaitée par toutes les parties , dont ces milliers de milliers de lecteurs à travers le monde ! Une onction de la part de notre aimable Prince SAR My Rachid est tellement attendue. Elle devrait venir, jeter un baume immédiat sur cette plaie ouverte, pour ne pas l’ulcérer. Dès la fin du jugement et quel qu’il soit ! Avec la magnificence, la compréhension et la magnanimité, que l’on sait. Et pourquoi ne pas pardonner, sportivement à l’impétrant, pour tout arrêter et réparer, sans même permettre à la Justice d’aller jusqu’au bout ? N’est-ce pas, Vôtre Altesse ?!
Néanmoins, cette levée de boucliers, est une forme vivace du civisme ! Elle est quelque part à saluer. Preuve d’une immunité active de la communauté ! Ce sont les mêmes gens qui ont arrêté des terroristes ! Le patriotisme, le nationalisme ne sont pas morts ! Tous les pouvoirs, cumulés ou indépendants, même le juridique, sont tributaires de ces valeurs et les composent !
Pour le Maroc et sa réputation, il faut gommer ce dossier stérile, afin de faire éclater la bulle, au lieu de la laisser s’abcéder et éclabousser le pays, qui a d’autres chats à fouetter. Toutes les fièvres inutiles sont de trop, quand on se heurte au gros dossiers, celui de la destinée de notre province méridionale SAHARIENNE, ou quand il s'agit la sécurité des Marocains et de leurs dirigeants, comme ultimes valeurs !
SOLLICITATION RESPECTUEUSE A SAR MY RACHID
POUR PARDONNER L'ERREUR DE FOUAD MOURTADA
PLACÉE SUR LE NET A ADRESSÉE A PLUSIEURS JOURNAUX
Dr Idrissi My Ahmed
Kénitra, le 18 février 2008,
PH 061252005,
aamm25@gmail.com
Ecrit par : Dr Idrissi My Ahmed | jeudi, 28 février 2008














